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Un message en réaction aux propos diffamatoires de la présidente de l'association Shark Angels France, Florentine Leloup.
Nous n'éprouvions à l'origine pas de besoin particulier à débattre du positionnement curieux de l'association Shark Angels sur la gestion du risque requin à La Réunion, estimant que chacun a les capacités de réflexion suffisantes pour analyser le message sous jacent à chaque discours. En revanche, les accusations diffamatoires de Mademoiselle Florentine Leloup à l'encontre de Sea Shepherd nous obligent à remettre les pendules à l'heure.
Sur la page d'un réseau social public traitant principalement du sujet des requins réunionnais , Mademoiselle Florentine Leloup, présidente de l'association Shark Angels France a récemment accusé Sea Shepherd d'être financé par Coca Cola. Cette légende circule sur de nombreuses pages et blogs anti sea shepherd mais la voir relayée publiquement par la présidente d'une association qui affirme œuvrer à la protection des requins (et donc dans un but commun aun notre ?) méritait une réponse. C'est peut être ça le prestige dont elle fait mention dans son message...
(Ci dessous copié collé des propos diffamatoires de la présidente de Shark Angels France à l'encontre de Sea Shepherd).
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Florentine Leloup : "Arf... Bah oui, j'ai toujours rêvé de démonter du requin moi, c'est bien connu, d'ailleurs, j'ai tout fais pour pouvoir le faire sous couvert d'association écologiste. Shark Angels France me semblait parfait pour pouvoir réussir un jour à remplir mon frigo de steack de requins !Faut pas chercher à comprendre (ça c'est pas de moi, c'est d'eux) ça file des migraines. C'est pas comme si que c'était une surprise. Si ils savaient ce qu'on en pense dans l'écologie des associations qui se font financées leurs campagnes par des marques comme Coca Cola (250 000 dollars, c'est ça ?)... à la rigueur, être traités de honte par ces gens est presque une marque de prestige. Enfin "ces gens", c'est une page fantôme bien sur. On peut viser personne en particulier. J'aurais du faire pareil
me cacher.
Mais quand même... j'imagine avec 250 000 dollars le nombre de suicides de fermiers indiens qu'on aurait pu éviter...."
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Premier point : Contrairement à ce qu'affirment mademoiselle Leloup et certains détracteurs de Sea Shepherd, aucune des campagnes de Sea Shepherd n'a jamais été financée par Coca Cola. La marque de bière australienne Blue Tongue Beer a effectivement participé à hauteur de 250 000 dollars au financement de notre mission d'anti chasse baleinière en Antarctique en 2006. La marque appartenait à l'époque à un entrepreneur australien du nom de John Singleton. Singleton a par la suite revendu Blue Tongue Beer à Coca Cola. Dès lors et depuis ce rachat par Coca Cola, Blue Tongue Beer ne fait plus partie des sponsors de Sea Shepherd.
Assez étrangement, la présidente de Shark Angels France invoque aussi dans son post les nombreux indiens qui auraient pu être sauvés du suicide avec la somme de 250 000 dollars versée à Sea Shepherd. Le lien entre le drame qui touche les milliers d'indiens criblés de dettes par la semence Terminator de Monsanto... et le soutien de la marque australienne Blue Tongue Beer à notre campagne de défense des baleines en 2006, m' échappe....
Il est par ailleurs d'autant plus étrange de recevoir des leçons d'éthique sociale de la part de la représentante d'une association dont - contrairement à Sea Shepherd- aucun des produits de la gamme de merchandising n'apporte la moindre garantie quand aux critères écologiques et sociaux de leur fabrication. Le drame récent dans l'usine de de textile délabrée du Bangladesh qui a coûté la vie à plus de 1000 personnes rappelle combien ce genre de "légerté" de la part de "nos" entreprises (et associations) peut s'avérer criminelle et coûter cher aux populations concernées... et à la planète.
Deuxième point : Contrairement à ce qu'ironise la Présidente de Shark Angels France, personne (à notre connaissance) n'a jamais prétendu qu'elle a toujours eu pour ambition ultime de "remplir son frigo de steaks de requins". Nul besoin d'aller jusqu'à cette extrémité burlesque pour s'interroger légitimement sur le (nouveau?) positionnement de mademoiselle Leloup qui affirme ailleurs vouloir "soutenir le programme de l'association réunionnaise PRR (Prévention-Requin-Reunion)" dont un des fers de lance, hormis les mesures de surveillance et de sensibilisation est bien aussi la "régulation" des populations de requins aux abords des côtes réunionnaises et une dérèglementation de la Réserve Nationale Marine. (comprendre plus d'ouverture à la chasse)
Des questions légitimes sont tout aussi naturellement soulevées par ceux que le sujet intéresse devant le positionnement de Shark Angels France qui stipule sur sa page officielle : "En voulant bloquer des protocoles de pêche officielles, qu'elles soient de prévention ou de réaction sur une zone suite à une attaque, on ouvre la voie à des pêches sauvages...(...)"
Cela signifierait en substance, selon la présidente de Shark Angels France, qu'une pêche de requins légale orchestrée par l’État enrayerait la pêche illégale.
Il est en fait plutôt à craindre qu'elle ne fasse que la décomplexer davantage.
L'expérience montre que les pêches légales sont bien souvent le paravent de la pêche illégale, rendue ainsi encore plus aisée. Mais c'est là une question de positionnement et d'analyse... factuelle et éthique. Chacun est libre d'avoir les siens, dès lors qu'il sont clairement énoncés et pleinement assumés. En tout cas, les "pro pêche" cherchaient une "caution écologique".
A défaut d'avoir obtenu celle qu'ils réclamaient à Greenpeace, ils semblerait qu'ils aient obtenu celle de Shark Angels France.
C'est toujours ça de pris !
Lamya ESSEMLALI

